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Rommelbootzennaat 31 octobre

La Rommelbootzennaat ("nuit des betteraves grimaçantes" en dialecte francique mosellan. "Rommelbootzen" = betteraves grimaçantes) est une tradition célébrée la veille de la Toussaint essentiellement dans le Pays de Nied (région de Bouzonville/Busendorf) et issue d'une ancienne fête d'origine celtique.

 

Dans la mythologie celtique Samain, est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison «sombre» de l'année celtique. C'est une fête de transition - le passage d'une année à l'autre - et d'ouverture vers l'Autre Monde, celui des dieux. Cette tradition s'est maintenue en Moselle germanophone lorsque la langue et les traditions celtiques ont été éclipsées par la culture germanique.

 

La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d'une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passant.

 

Cette fête a continué a être célébré bien avant le retour en Europe de la mode d'Halloween (fête d'origine celtique importée en Amérique du nord par les immigrants irlandais et écossais et qui trouve vraisemblablement également son origine dans le la fête de Samain).

 

Le château Saint Sixte de Freistroff près de Bouzonville accueille le Festival des Betteraves Grimaçantes, les Rommelbootzen pour 3 demi-journées familiales avec ateliers, spectacles et contes à la nuit tombante du 26 au 31 octobre 2011.

Rommelbootzen à Freistroff

Rommelbootzennaat 31 octobre

La Rommelbootzennaat ("nuit des betteraves grimaçantes" en dialecte francique mosellan. "Rommelbootzen" = betteraves grimaçantes) est une tradition célébrée la veille de la Toussaint essentiellement dans le Pays de Nied (région de Bouzonville/Busendorf) et issue d'une ancienne fête d'origine celtique.

 

Dans la mythologie celtique Samain, est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison «sombre» de l'année celtique. C'est une fête de transition - le passage d'une année à l'autre - et d'ouverture vers l'Autre Monde, celui des dieux. Cette tradition s'est maintenue en Moselle germanophone lorsque la langue et les traditions celtiques ont été éclipsées par la culture germanique.

 

La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d'une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passant.

 

Cette fête a continué a être célébré bien avant le retour en Europe de la mode d'Halloween (fête d'origine celtique importée en Amérique du nord par les immigrants irlandais et écossais et qui trouve vraisemblablement également son origine dans le la fête de Samain).

 

Le château Saint Sixte de Freistroff près de Bouzonville accueille le Festival des Betteraves Grimaçantes, les Rommelbootzen pour 3 demi-journées familiales avec ateliers, spectacles et contes à la nuit tombante du 26 au 31 octobre 2011.

Rommelbootzen à Freistroff

La Saint Nicolas

Le 6 décembre, les Lorrains fêtent leur saint patron, Saint Nicolas (Sankt Nikolaus ou Nikloos également appelé Klässien en francique mosellan ou Kleeschen en dialecte francique luxembourgeois). La Saint-Nicolas est une fête inspirée d'un personnage historique Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l'évêque de Myre.

De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il était bienveillant et généreux.

L'empereur Dioclétien qui reignait alors sur l'Asie mineure persécutait les chrétiens et fit emprisonner Nicolas de Myre qui fut libéré mais contraint de s'exiler. En 313, l'empereur Constantin rétablit la liberté religieuse, et saint Nicolas put alors reprendre sa place d'évêque.

Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire romain. Il fut enterré à Myre, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchands italiens qui les emportèrent à Bari en Italie. Selon la légende, saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants tués par un boucher. Les miracles attribués à saint Nicolas sont si nombreux qu'il est aujourd'hui le saint patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les navigateurs, les prisonniers .

Dès le Xe siècle, une relique fut transférée depuis Bari vers le Duché de Lorraine, et il fut édifié au Sud de Nancy une grande basilique dédiée au Saint,à Saint-Nicolas-de-Port. Vénéré et très souvent invoqué il deviendra très rapidement le saint-patron de la Lorraine.

Selon la tradition, il passe dans la nuit du 5 au 6 décembre dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises (fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout de grands pain d'épices). En Lorraine germanophone, Sankt Nikloos est accompagné de son assistant appelé Ruppelz ou Rüppelz, Knecht Ruprecht, Ruppkrecht ou, en luxembourgeois, den Houseker, l'équivalent du Père Fouettard. Selon les endroits, il chevauche un âne ou un cheval blanc. Avant de se coucher, les enfants déposent leur chaussure ou leur chaussette près de la cheminée, ou bien près de la porte, ainsi qu'un peu d'avoine ou une carotte pour l'âne ou le cheval de saint Nicolas.

Outre les Lebkuche (pains d'épices), on prépare pour la Saint Nicolas, des pains au lait en forme de petit bonhomme appelés Männle, Boxemännchen ou Kuchemännchen

La Saint Martin (11 novembre)

Autrefois partout en Europe, s'ouvraient le jour de la Saint Martin (Martinstag) les dernières grandes foires de l'année. A cette occasion, on tuait pour le repas selon les régions l'oie de la Saint Martin (Martinsgàns) ou le cochon. C'est ainsi que dans le Bitscherland (pays de Bitche), on mangeait l'oie dans les villages du pays ouvert (Imgau) et le cochon dans ceux du pays couvert (Wasgau) moins favorable à l'élevage des volailles.

Dans la région viticole de la Moselle dans le Dreiländereck (Pays des trois frontières aux confins de l'Allemagne et du Luxembourg), on tirerait le vin nouveau des dernières vendanges et partout en Lorraine, on goûtait la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.

C'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.

A l'instar du Mardi Gras, la Saint Martin était une fête d'abondance car après la Saint Martin commençait chez les catholiques le petit carême de Noël. Avant même le premier dimanche de l'Avent, la Saint Martin marquait le début de la période de Noël.

Les traditions de la Saint-Martin (comme celle des lanternes) se sont beaucoup perdues en Moselle et en Alsace mais commencent néanmoins à renaître ici et là.

D'Fasenacht/Le Carnaval

Le carnaval est une tradition très ancrée dans l'Est de la Moselle. Le plus grand carnaval de Lorraine se déroule à Sarreguemines (d'Saargeminer Fasenacht) chaque année durant la semaine qui précède Mardi Gras et toujours selon le même rituel. Il se termine le mercredi des Cendres (Äschermittwuch) avec la condamnation du Prince. C'est la fête durant plus de dix jours, dans les salles et les rues de la ville.

Le Carnaval de Sarreguemines a pris sa forme actuelle après 1870 sous l'influence du Carnaval rhénan. Les premières grandes Kappensitzungen («Réunions des casquettes»), datent de la fin du XIXème siècle où les carnavaliers se retrouvaient dans un local pour plaisanter, raconter des blagues, se critiquer, mais aussi pour danser et faire la fête.
A cette époque, toutes les sociétés organisaient leurs bals costumés et leurs Kappensitzungen.

Un thème différent est choisi chaque année pour le carnaval.
Le carnaval se clôture par la condamnation et l'éxécution du prince.

Sont présents lors de la condamnation les hôtesses du peuple du Carnaval, la princesse et le Conseil des Onze [le onze trouverait également son origine dans les railleries des populations du Saint-Empire germanique envers les troupes françaises. En inversant les initiales L.E.F (liberté, égalité, fraternité) on obtenait le chiffre 11 (elf en allemand). Il est le nombre mythique du carnaval rhénan qui en Allemagne commence le 11/11 à 11 heures 11)]. Une fois condamné, le Prince est conduit sur le pont de l'Europe. Son dernier geste est de tendre une brindille de mimosa à sa Princesse, puis il est hissé à la potence pour être brulé.

 


DEROULEMENT :

  • Les Kappensitzungen sont des soirées où l'on se moque de certaines personnalités, surtout politiques. Elles trouvent leur origine dans l'occupation de la Rhénanie par les armées de Napoléon. Au moment du carnaval, on mettait un chapeau (Kappe, littéralement "casquette") pour se moquer des occupants français. Les Kappensitzungen sont conduites par un animateur relayé par les Footzer («les Beaux Parleurs») qui se placent derrière la "Bütt" (appelée autrefois “Footzkischt”), la caisse, le pupitre ou le tonneau, pour prendre la parole et faire rire en se moquant de tout le monde.
  • La Cavalcade (le défilé) draine des milliers de personnes dans les rues de Sarreguemines. Elle est composée de majorettes, de danseurs, de groupes folkloriques et de fanfares accompagnent les chars décorés, avec le char princier et les figurants masqués.
  • Les Ballas-Ballas ou Bals Masqués apportent chaque année une touche de créativité et d'originalité dans le déguisement pour satisfaire petits et grands.

 Le carnarval de Sarreguemines donne lieu à la publication d'un journal satirique
(D'r Faseboobe) dont la devise est "Was wohr isch, isch wohr !" (ce qui est vrai est vrai!) et dans lequel élus et personnalités de la ville sont brocardés et caricaturés.


Plus d'informations:
Société carnavalesque de Sarreguemines / Saargemünder Karnevalgesellschaft
rue de Deux-Pont / Zweibrückener Str.
F-57200 Sarreguemines/Saargemünd

Retrouvez une description complète du carnaval de Sarreguemines, de ses personnages et des photos sur le site de cette société
http://www.carnavaldesarreguemines.com/


On fête également le carnaval à Carling (Société Carnavalesque de Carling/Karlinger Karnevalsgesellschaft c/o M. Jean Marie CRUMBACH 106 rue des Jardins/Gärtenstr. 106 F-57490 Carling/Karlingen Tél: 03.87.82.04.56 ), à Hombourg-Haut, à Creutzwald (Club Carnavalesque Creutzwald "Die Windbeutel"), à Bambiderstroff et à Bitche.

 

  1. Les traditions de Lorraine germanophone

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EINE ZEITSCHRIFT FÜR KINDER AUF DEUTSCH UND AUF FRANZÖSISCH

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